12/11/2004
Fresque d'une ville malade II
Dans l'obscurité de la "Santa Madre", les anges obsèrvent impuissant le massacre de l'une d'elle. Elle c'est une jeune femme qui gémit à chaque coups de bottes. Elle n'hurle plus depuis longtemps et laisse parler les martelements et se réfugie dans ses prières "Notre père qui êtes aux cieux..."
Un père présent et amoureux. Un père aux odeurs de Barcelone et de catholicisme qui lui caresse la joue et lui apprend l'amour du Christ pour les hommes. Un homme qui dans se monde décadent lui nomme les vertus sans se tromper et qui travaille chaque jour que Dieu a fait sans se plaindre...
La pierre froide semble presqu'accueillante tandis qu'un dernier coups fracture une côte. Thereza respire difficillement et des yeux implore la vierge. Cette vierge qui domine l'église de "Santa Madre", une vierge loin de ces icônes déviants des siècles présents. Elle suffoque le sang qui l'envahit et tente d'oublier la douleur. Elle n'aurait pas cracher sur un verre de "Glaire d'ange" mais en ce moment c'est plus d'un médecin dont elle voudrait "Vierge Marie qui êtes notre mère, pansez nos blessures"
Elle voulu devenir médecin. Médecin parce que sa mère était morte faute de soins et que sa soeur s'était charcuté le ventre pour tuer l'enfant à naître. Elle s'était inscrite à la prestigieuse université de Berlin. Elle avait vécu loin de ses parents mais près de ses idéaux. Dieu était partout et aimait ses brebis quelque soit la distance qui les séparaient de lui.
Le froid engourdit bientôt les nerfs et la douleur se fait moins présente. Thereza a finit de pleurer. Elle préfère compter les minutes qui s'écoulent. Elle ne voit presque plus rien et la vierge Marie n'est plus qu'une tache floue dans ses souvenirs. Elle divague doucement et les anges semblent s'animer. L'un d'eux descend de son socle et prend délicatement sa tête sur ses genoux "Seigneur Jésus Christ qui êtes aux cieux puissiez nous nous pardonner"
Elle a eu son diplôme et elle s'est dévouée à sa tâche. Elle a travaillé jour et nuit. Que ce soit des victimes de la pollution des usines PTX ou des fans du Hard un peu trop extremes, elle les avait tous soignés. Elle s'était prise d'affection pour les laissés pour compte de Berlin. Tout ceux dont la ville ne voulait pas voir les chiffres. Elle avait travaillé ses nuits avec eux et puis de fil en aiguille elle était devenu avorteuse clandestine. Il ne fait pas bon d'aller à l'encontre des lobbys bien pensant mais sa foi l'avait guidée.
Elle pousse un dernier hoquet et sa main se raidit sur la joue de l'ange. Elle reste figée dans ce sourire cadavérique. Lui il lui ferme les yeux et réajute son manteau. Il ne la connaissait que pour des rares confessions. Elle était avorteuse et lui simplement curé. Que pouvait il faire contre des cinglés shootés au "Sang du christ" ? Rien si ce n'est prévenir la police et alourdir les statistiques. "Dieu reconnaîtra les siens et les pêcheurs seront punis"

19:50 Publié dans Textes manuscrits à la machine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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