17/01/2005
Mortèèèèbre
- Devant l'insistance des gens, je me vois obligé de reprendre ce récit. Que l'on remplisse la chope de tous içi afin que l'alcool dissipe les ombres et les remplace par quelques délires éthiliques de moindre danger... Entendez vous hurler le vent dehors? Ce n'est rien à côté des pleurs qui chaque nuit investissait la demeure, ce n'est rien comparé à ces sanglots qui hantent encore mon someil ...
Combien de temps Saül pleuras tu encore? Combien de temps entendrais je tes murmures dans mon lit et ton souffle sur ma gorge comme un incube venu goûter à mon dernier souffle? Je ne sais et pourtant... Je le voudrais tellement..
L'histoire donc suit son soupir. Je devins le page de Cordelia Mortèbre, le témoin de ses jours qui s'écoulent. Jamais mère ne fut plus cruel à mes yeux. Autant la jeune Lora était choyé comme une de ces poupées de porcelaines que l'on craint de briser et que l'on habille selon ses goûts autant son fils était une source de honte à ses yeux.
Il était né une heure avant que sa soeur ne vienne au monde et l'on dit qu'il n'hérita de rien sauf de cet appendice viril qui ne servirait qu'a assassiner l'innocence des filles. Il se tenait debout généralement vêtu d'une tenue aussi morne que son regard et ne disait mots.
On pouvait à l'oublier si parfois une gifle ne volait pour mettre terme à son absence et que sa mère le grondait. Elle ne le grondait pour rien qui ne soit condamnable. Elle lui reprochait sans doute cette odeur de braise dont les Mortèbres ont fait leurs linceuils. Et le soir alors que la mère enfermait Saül dans sa chambre, je pouvais entendre l'enfant pleuré contre les ténèbres qu'il disait habité.
Je pouvais aussi voir ce que Cordelia n'a pu deviner. Le regard de sa fille haineux et méprisant se poser sur sa génitrice et la douleur en entendant celui dont elle était la moitié sanglotant derrière une porte de fer marié.
Je n'ai pas encore parlé du Père il est vrai.. Un homme que l'on ne voyait sortir de son antre que pour mieux hair les vivants. Lorsqu'il nous apparaissait, il n'était que douleur et mépris pour sa femme et dégoût et rejet pour ses enfants. Il ne parlait que pour lui et lorsqu'j'eu un de ses regards il me somma de quitter la demeure.
J'eu grand effroi et ce fut dame Cordelia qui s'éleva contre son mari. Pourquoi en cet instant n'ai je pas obéi? Pourquoi n'ais je pas fui comme il me l'ordonnait? Les saints doivent être maudit de ne jamais être cru.. Il savait ce qui rongeait les murs de sa demeure et l'esprit de sa famille.. Mieux que tous il savait...
Je réprime un sanglot et du récit j'en fais une pause. M'excuserez vous?
12:26 Publié dans Textes manuscrits à la machine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Franchement, je trouve ça génial.
Et ce n'est pas parce que Korrigan m'a payé pour dire ça !!!
J'attends la suite avec impatience !
Écrit par : Laury | 18/01/2005
Aaah l'exercice de style goth... tant que c'est avoué :p
Écrit par : Jenny | 20/01/2005
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