23/02/2005

La fin d'une histoire...Mortèbre avez vous dit Mortèbre?

Je pouvais en cet instant lire dans ses yeux les tourments que me réservait l'enfer. Je sentais le baiser froid de sa lame presser ma gorge de lui offrir quelques gouttes de sang. "Ma soeur n'est pas à toi.. Comprends tu?" J'acquiessais et je retenais un profond sanglot

"Petit frère.. Ne tue pas cet homme... Laisse le vivre sa mort" Lora, Mon ange éternel était là. Elle caressa ma joue et embrassa le poignet de Saül. Doucement la lame se retira et je vis dans l'ombre les joues de Saül se parer de rouge. Il pouvait tuer sans remors et de la folie emprunter la couche mais à mon grand effroi il ne pouvait soutenir la douceur de sa soeur sans en éprouver quelques émois. Il recula et sembla redevenir cet enfant silencieux que j'avais connu. "Pars jeune barde et laisse nous à notre damnation. Sauve ton âme tant que ce peut. Je t'apprécie et je ne veux sur ma conscience inscrire ton nom"

Elle prit la main de son frère et me laissa seul. Je ne pouvais les laisser comme cela et je les suivis. Le silence semblait éternel et plus que jamais mon coeur mesurait le temps qui s'écoulait. Ils descendirent les marches et d'un pas vif tel deux spectres s'engouffrèrent dans la cave que jamais je n'avais visité. Même la alors que la gueule de l'enfer semblait s'ouvrir je les suivis.

Je prends un instant pour boire une dernière gorgée car de mon histoire, je vais enfin sonner le glas. De mon récit j'en vois la fin...

La pièce dans laquel je m'engouffrais était de pierres froides et de cierges tant et tant de fois allumées que l'odeur de la cire semblait m'étouffer. Ils étaient la tout les deux au milieu de ce cercle écarlate dont les constellations enluminaient les lignes. "C'est ici Saül?" et il acquiessa "C'est ici petit frère qu'elle t'emenait parfois?" et il acquiessa "C'est ici que de ta chair elle se délectait?" et il acquiessa "C'est ici que notre catin de mère te déchirait ton innocence?" et il sanglota "C'est ici donc que tout doit finir. C'est ici que notre ligné doit se reposer"

Elle embrassa son frère sur les lèvres et murmure doucement "De l'amour nous avons tuer deux témoins, de l'innocence nous avons tuer notre père et du mal notre mère" elle se coupa au bras d'une dague que son corps cachait "De mon sang et celui de mon frère, j'abreuve Neptune et Jupiter. De nos larmes je pleure Uranus et de ma vie et celle de mon frère je les donne à Phoebus" et les bougies se turent. J'étais seul dans la nuit et je n'entendais plus rien.. J'ai cru entender moultes rires enfantins et adultes, j'ai cru voir dans les ombres ceux que j'avais connu... J'ai couru et couru avec la voix de Cordélia comme cheval et lorsque je fus assez loin du village, lorsque mon ombre cessa de m'inquiéter je m'endormis épuiser.

J'ajouterais comme à la fin de tout récit qu'on prétend avoir vu les Mortèbres. On prétend qu'ils sortent des ombres parfois pour s'en prendre aux vifs. Cela est impossible car j'ai vu ce que personne n'aurait du voir... Deux plaies béantes ou leurs coeur auraient du être.. Ils étaient morts et raides... Je n'ose croire qu'ils ont trouvé une seconde vie.. Non c'est impossible... Puisse les dieux m'en préserver

L'homme cesse de parler et regarde son verre avant de s'enfermer dans un silence éternel

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