12/10/2005
L'orphelinat des amours perdus
- Demoiselle Clémence ? Demoiselle Clémence ! Je sais que vous êtes dans votre chambre et je... Par Einasadh, cette fille me rendra folle !
Soeur Patience, dont le nom était mis à rude épreuve, se tenait les mains crispées devant la porte d'une des orphelines de Talking Village. Elle prit une profonde respiration, le genre avant une profonde plongée, et se décida à faire ce qu'une femme doit faire dans ces circonstances. Elle appela Matthieu, le concierge de ce vénérable endroit, et le somma d'ouvrir la porte. Une fois la porte ouverte, elle souleva sa bure pour gagner en vitesse et arrache les draps du lit dans un cri victorieux
- Vous voilà démasquée, petite impertinente ! On ne vient pas au cours de broderie et on préfère dormir ! Je vous y prend à vouloir faire la marmotte ! Vous ne trouverez jamais de ma.... Elle s'est enfuiiiiiie ! La petite peste !
Je vous épargnerai les jurons pourtant fort élégants de Soeur Patience en découvrant les coussins installés pour faire semblant qu'on est là et la fenêtre ouverte d'une corde de tissus adroitement mise pour s'enfuir.
Clémence s'était enfuie tôt ce matin avec les gars de la partie masculine de l'orphelinat, ô combien plus intéressante pour une fille de 8 ans à son avis. Ils étaient partis dans une grande chasse aux grenouilles dans l'étang. La broderie à côté fait office de sépulture aux jours d'insouciances. Ladite course s'était finie en fuite éperdue quand le Père Courage, dont le nom lui n'est jamais pris à défaut, les avaient repérés et s'était engagé dans une course-poursuite-bure-relevée après ces maudits petits gredins.
Au même moment, dans une effet magique que seule la narration permet, un papillon venait de quitter sa chrysalide à Gludio.
Tout aussi passionant, un autre héros de mon récit se préparait à une tâche honorifique.
Mesure, dont les cheveux tombaient en boucles rousses sur son visage, tenait en ses mains menues le thé pour la grande cérémonie du printemps retardée trois fois pour cause de: Clémence allumant un incendie involontaire, Père Courage se refusant à ce qu'un garçon joue à des activités de filles, une angine chez Bonté qui avait fait couler bien des larmes chez Mesure, Vanille et Choyée ses grandes amies.
Il venait donc de réciter les prières à Notre déesse des amours et à la paix dans le monde, il les murmurait de peur que le Père Courage ou le Frère Volonté ne l'entendent, devant un public ému - si pas en pâmoison - quand tout à coups une tornade blonde, coupée court pour qu'on la confonde pas avec une fille, percuta Mesure.
Les filles poussèrent un "Iiiiiiiiiih" bien sonore, Mesure un "Pardoooon", Clémence un "Meeeeeerde" et le Père Courage un "Mais Mesure que fais-tu en robe ? Clémence, je te tiens ! Les filles, cessez de pleurer ! Mesure, tu n'es pas une fille ! Pleure ! Non, cesse ! Allez au diable !" Puis, dans un éclat de lucidité : "Vous deux, dans mon bureau !"
Les deux futurs amis qui ne le savaient pas encore, Vous remarquerez d'ailleurs comme le fait qu'on ne sache pas lire l'avenir nous pénalise parfois, se retrouvaient dans l'anti chambre du Père Courage. Ils se regardaient avec méfiance voir même mauvaise humeur.
- Tu es rien qu'un garçon turbulent qui fait rien que gâcher les trucs de filles ! Entama Mesure pas content du tout que la cérémonie du Printemps soit encore ajourné
- Toi la fillette prépubèrte (Gros mot inventé après un long échange avec les garçons), ta bouche ! rétorqua Clémence qui ne s'en laissait pas faire
Mesure devint tout rouge (Remarquez il n'avait pas compris l'insulte mais c'était la première fois que Clémence-je-détruis-plus-que-je-parle était aussi proche de lui et il avait peur. Il leva son poing très fort. Clémence elle vit juste une tomate devenir aggressive et au lieu de hurler comme les petites filles de son âge, elle préfera envoyer son poing dans le nez de Mesure. Mesure sous la douleur envoya une gifle bien sentie et la bousculade commença.
Le Père Courage en ouvrant la porte se demanda ou exactement il avait pêcher pour mériter cela.Il prit une profonde respiration à la manière des adultes et commença un long sermon. Lorsqu'il eu fini, Mesure et Clémence se retrouvaient à nettoyer le plancher les oreilles écarlates-on-me-les-a-tirées. Ils se regardèrent en coin et pouffèrent. De pouffer, ils en vinrent à rire puis lorsqu'ils eurent fini tout ça, ils parlèrent
- Désolée pour ta cérémonie gnangnan de Printemps
- Désolé pour avoir été dans ton chemin
- Si tu veux, on fera une cérémonie ensemble !
- On peut se marier?
- Euh..Si tu veux...
La suite repassa en mode Père Courage qui n'aime pas qu'on parle pendant les punitions. Mais quoi qu'il advienne, leur amitié était née. Une amitié qui allait changer le cours de leurs vies. Mesure ne deviendrait pas Tisserand comme il l'aurait voulu et Clémence ne deviendrait pas Assassin récidiviste comme il aurait dû être...
19:55 Publié dans Textes manuscrits à la machine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11/10/2005
The return of the non Yoda
Je n'avais pas été aussi démuni devant mon écran depuis longtemps et en plus j'avais changé la mémoire vive de cette machine. Résultat l'image était presque parfaite quand je regardais des films. J'ai donc executé un mouvement ancestral selon moi. Celui de plonger dans ma part d'enfance et de faire ressurgir mon inconscient !
Le résultat se matérialisat sous la forme d'une créature bleue extra terrestre à la mine boudeuse (Imaginez un requin mais sans le côté "Fish are friends") du nom de Stitch
Stitch (Cs) - Je suppose que je dois mon retour à ta vie par dépit de la tienne?
Moi (M) - Déjà je le regrette
Cs- Ouais ben fallait réfléchir avant mon ami parce que je ne suis pas un chien à jeter sur les routes en été moi !
M- Ca veut dire que tu va encore plus me pourrir la vie qu'avant?
Cs- Et ben.. En fait.. Non... Je le fais déjà au naturel et je suis pas du genre mesquin. Toujours avec ta rousse incendiaire que même les bobines de films chauffent à sa démarche?
M- Tu parles de ma fiancée?
Cs- Tu te maries toi? -air de dégoût- On peut savoir pourquoi on ne me prévient jamais moi? Pourquoi il faut toujours que tu fasses des connerires en mon absence? Genre tu veux vraiment que je déménage?
M- Le seul ordi à portée de tes pattes c'est celui de la dites rousse...
Ma Conscience quand même pas idiote renifla le piège
Cs- Elle étudie maintenant? Bon... On va faire un deal... Moi je me rendors et toi tu m'appelle plus... Se marier... Pourquoi pas faire son coming out avec un pingouin... Sur l'autre ordi.. gna-gna-gna... M'étonne que le monde aille mal si les étudiantes se mettent à étudier... Pourquoi pas une femme président... Je vous jure...
16:06 Publié dans Discussions nombrilesques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24/05/2005
Always here
Step Five: Pretty always Pretty
J'étais là en train de contrôler une masse anonyme de billets quand une jolie main me tent un billet marqué Senior. Moi je relève mon regard et je regarde la femme d'une quarantaine d'année bien affichée et du genre séduisante. Je lui fait remarqué que c'est mal de voler la carte senior de sa mère.
Elle éclate de rire et me montre la sienne avec un léger rose aux joues et moi je suis souris. Parfois il suffit d'une petite touche comme ça et je suis partisan d'une bonne journée
Step Six: I know you
Toujours sur la voie deux ou le vent s'engouffre dans la veste et vous fait détester l'été. J'étais en train de souffler dans mes mains quand je vois une camionette de déminage débarquer devant moi. La dite camionette débarque ses gens qui foncent sur la voie genre GI en action. Moi je les regarde passer songeant à tout ces pauvres passagers. Dans cet instant d'égarement un monsieur tente de passer et je bloque (Boulot tout ça) et paf voilà que j'apprends qu'il est du cabinet du premier ministre et qu'il doit vérifier quelque chose. On a donc pu voir notre premier ministre Français passer et serrer nos mains avec un joli sourire. Moi étant belge ca m'a laissé indifférent mais de voir le gars qui cite Lorie dans son discours qui parle l'anglais comme moi le russe ca m'a ému... Allez je le dis "Raffarin on t'aime"
11:51 Publié dans I have a job | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


