07/02/2005
Petit conte de Noël que j'avais promis de vous offrir

"J'en ai marre de sourire et je veux me teindre les cheveux..."
La voix s'étouffe à l'étage et l'obscurité n'y répond même pas. On entend juste le bruit d'une arme qu'on brique, sans doute celle de Joe qui s'est perdu dans le coin y a quelques jours et qui reste, et le rire fluté de Stacy dont les cheveux faisaient déjà des ravages dans le coeur des moins de dix ans.
"Ca ou me faire brouter par Winnie, je préfère être sourd" Une voix de baryton et une toux signe qu'on avait fumé des années près de lui sans qu'il puisse y faire quelques chose, Theodore dit Teddy préferait couper court à ce monologue qui le fatiguait.
"J'ai même le string skaï rose indécent" lui répond Molly alias DreamGirl d'une voix qui hante les rêves des prépubères mâles de notre monde. "Qu'est ce qu'elle a de plus que moi cette salope?" La remarque portait sur Stacy dite la coquine dont les tenues se déclinaient sur plus de cents modèles dont certains dessiné par Gucchi et dont la voix faisait bander même les pères puritains américains.
"Une réponse sincère ou commerciale?" roulement des yeux et tentative de communication
"Sincère comme la déclaration de Steve !" Réponse calquée sur ces films qu'on vous sert au cinéma quand vous voulez de l'amour, du vrai, du chiqué plaqué hollywood
"Elle a de plus gros nibards en un et elle cause moins pour plus de discussions ininteressante" ton mâle affirmé
Silence d'une jeune fille réalisant l'inéductable... Le monde actuel est 100% S.S.S.A (Silicone Sensuel Sex Attitude) et elle avec son dico des femmes de ménage faisait office d'intello Harvard à côté. Elle sanglotat de longues heures des larmes aussi fausses que ses phrases et c'est un autre commentaire qu'il l'a sorti de la torpeur
"Pleurez pas m'zelle Molly ! On s'branle que sur du naturel nous les militaires ! Des filles comme Stacy on les épouses sur mais on les aime pas ! On préfère des filles comme vous" Voix de Joe et soupire de Teddy. Molly ravale ses larmes, au pire elle deviendra pute à Soldat

La lumière artificielle du matin vient troublé les rêves des amis de l'étage. La musique insipide et commerciale est crachée par les poumons des baffles et les gens en costume déboulent. Tenue rouge achat terne attitude " le client reluque mais trouvera sa femme plus sexy quoiqu'il arrive ! Compris? Z'avez interêt !" Et puis ce pervers qu'on a déjà vu plusieurs fois dans le magasin. Une tenue rouge moins terne et une barbe blanche. Il porte un bonnet à pompom genre Oldies et un ventre artificiel pour faire bon père de famille.
Aujourd'hui il s'approche de l'étage et s'installe sur une chaise. Il sue jusqu'aux narines de Molly mais elle ne dit rien. Parfois le silence peut vous sauver, sauf quand Steve vous dit qu'il vous aime mais c'est une autre histoire. L'homme baptisé par Joe Red Shot, sort un verre en plastique de sa poche et y déverse une giclée d'eau minérale, il la boit d'un rôt de satisfaction et s'essuye sous la fausse barbe d'un mouvement maladroit.
Un gosse arrive et Red Shot remet sa barbe et transforme sa voix "fatiguée fest Noz" en "Chaleur client tendance". Le gosse veut de l'action et le père ronge ses ongles d'ennui, la mère elle drague un costume mâle plus loin. Red Shot lui vante les mérites des armes "Techion contre Mars" et lui dénote la puissance du feu de l'engin tout en souriant au père et en lui demandant perversement s'il a été aussi sage que le gamin. Une poignée de main et un sourire crispé et le père embarque le bambin plus loin.
La journée défile comme un vieux chewing-gum qui s'étire sans arriver à sa fin. Red Shot pousse des "Ho ! Ho! Ho!" et il conseille tout quidam confondu. Et puis enfin le soir arrive et les collégiennes sur les écrans se figent pour rappeler que dans une demi heure fermeture et merci de presser un peu et joyeux Noël ! Et la gamine approche. Elle est du genre 13 ans mais âme d'enfant. Des yeux bleux à faire rougire un ange et un petit top à faire frémir un putain d'incube. Les anges ont un sex baby ! Elle se tourne vers Red Shot et lui demande conseil. Elle aimerait une nouvelle amie...
Molly ouvre les yeux et Flash ! Elle sent son rôle ! Elle peut être son amie à elle ! Elle se coiffe d'une main et réajuste son string pour mieux le cacher, elle ne voudrait pas éffaroucher la gamine. Teddy fait du bruit pour aider Molly et le vieux Joe tente un tir de semonce. La gamine se tourne vers Molly et lui adresse un sourire aimant. C'est fait ! Molly vient de foutre à la poubelle Stacy la blonde, Molly était enfin quelqu'un !
Red Shot prend alors Stacy par la taille et attire l'attention de la gamine. Il lui montre les sous-vêtements sous le regard horrifié de l'étage et interessé de la gamine.
"Quelle pute cette Stacy ! Elle se laisse déshabillée comme ça en souriant ! Juste bonne à se faire baiser dans les wc merde..." Molly la voix cassée pense à replonger dans la colle pour oublier.
"T'as de la dignité toi ! Oublie pas ça Molly ! Te laisse pas abattre !" Teddy nounours parmis les amis triste pour elle
"C'est qu'une bitch vietcong coco !" Joe essayant de trouver les mots justes pour montrer son affection
"Je la prends ! Merci Père Noël !" Bise chaste et clin d'oeil complice de Red Shot
Lumière éteinte et sanglot pour l'étage... Stacy sera dévetue et massacrée à coups de cutter en l'honneur du grand Satan par Alice et Parker, les jumeaux diaboliques qui se font les mains sur les poupées d'aujourd'hui pour mieux assouvir Satan ( "Satan ca s'écrit avec un ou deux T tu crois?" Alice 13 ans "Je sais pas moi... Je crois pas qu'il sache lire de toute façon" Parker 14 ans)
Le Père Noël est un salaud la dedans certes... Mais uniquement avec les poupées Stacy du rayon jouet d'occase de ToyzLand qui envahissent le rayon. Molly mérite pas ça et puis elle a des amis !

Petit conte de Noël et Joyeux Noël à tous !
11:30 Publié dans Textes manuscrits à la machine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30/01/2005
Mortèbre? Vous avez dit Mortèbre?
Je réprime un sanglot et du récit j'en fais une pause. Veuillez excuser cet égarement mais l'on ne chasse pas ses souvenirs aussi facilement qu'un ruban des cheveux d'une galante. N'avez vous jamais eu cet impression d'avoir échouer dans votre vie? Pour ma part...
Je crains que ce ne soit plus qu'une impression. J'aurais pu sans doute faire quelque chose. J'aurais pu m'opposer à ce que la mère pour se détourner de son fils ne l'envoye apprendre les armes loin du manoir, j'aurais pu alarmer Cordelia des regards dont l'humanité semblaient quitter l'âme de sa fille, j'aurais du prévenir le père de ce que ses cauchemars devenaient réalités. Mais je n'ai rien fait, je le confesse aujourd'hui... Je n'ai fait que baisser les yeux devant la fatalité...
Le soir où Lora, la jeune Lora, approcha de la lame de ses ancètres trônant dans la salle principale et qu'elle la prit; la encore j'eu dû faire autre chose que de la regarder et d'un sourire timide, car mon coeur s'en était épris, lui proposer d'apprendre. Ecoutez moi bien car je lui ai appris... Ce n'était que quelques bases sans autres idées mais comment aurais je pu savoir que le jeune Saül la voyait encore et lui apprenait ce que je me refusais à lui enseigner? Comment aurais je pu me douter que d'une lame que l'on porte à deux mains Lora su se servir? Je ne pouvais prévoir tout cela...
Je ne pouvais prévoir que Saül le simple d'esprit s'averait plus intelligent que ces attitudes le laissaient paraître, pas plus que sa douce démence n'était devenue folie meurtrière...Il parlait à ses lames dorénavant et elle semblait comprendre les paroles aliénées de son frère... Et je le crains parfois amant.. Ses parents ne voyaient pas la lueur dans leurs regards. La mère semblait chaque jour plus distante de ses enfants et le père plus haineux...
Puis je avoir encore une bière s'il vous plait? Mon gosier comme ma conscience aimerait se noyer. Il y eu deux morts un jour au village, dans ce village dont seul le temps semble avoir conscience de son existence. Un couple uni dans un macabre amour restait là... Personne ne sut qui de ce crime sans nom en fut l'artisan... Personne sauf moi. Ce soir là la jeune Lora sorti de ses draps vêtue de son épée. Elle descendit le mur en silence et rejoignit son frère dont les murmures parlaient de goût et de plaisir à ses lames. J'étais là à quelques mètres du couple et mon coeur se déchirait pour elle. Pauvre créature ,ais je pensé, qui n'a que trop souffert et dont le frère est son seul réconfort.
Ils descendirent vers le village tels deux enfants d'ombres venu danser à la lueur de quelques funestes augures. Il entrèrent en la demeure et attendirent tout comme moi que le couple s'enlasse et dans la luxure aient une étincelle de vie. Alors Saül éventra le mari alors que Lora n'égorge la femme. Ils les regardèrent longtemps sans rien dire et le visage de mon ange semblait hideusement apaisé...
Du récit ce soir vous n'aurez plus de moi que des larmes.. Je m'en excuse et de la fin sans doute resterez vous innocent et cela est mieux...
18:58 Publié dans Textes manuscrits à la machine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/01/2005
Et mais c'est toi !
Il est midi et je comate... Malade comme un matou trop frileux qui aurait mis ses pattes dans la neige, j'allume mon ordi et...
Wi (Aka Winnie pour les nouveaux)- Oh mais tu as l'air fievreux toi...Et tu allumes ton ordinateur? Ahlalala au lieux de prendre un bon grog et de se mettre sous tes couvertures tu préfères te ruiner les yeux içi... *soupire*
M- Je t'ai demandé ton avis? *air morne*
Wi- La maladie n'excuse pas ton impolitesse.
M- Ouais ouais.. Parle à ma main...
Wi- Si j'étais toi je ne prendrais pas ce cachet. C'est un laxatif pas une aspirine
M- putain... Comment tu sais ça toi?
Wi- Ce matin Stitch était malade et...
*bruit de chasse qu'on tire*
M- Je ne veux pas savoir...
voilà je me recouche et je vous embrasse mais de loin

13:58 Publié dans Discussions nombrilesques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


