16/01/2006
Roses are red
« Tu sais... La vie ce n'est pas aussi facile que tu le crois Rose... D'ailleurs en parlant de ton nom, tu devrais penser à en changer. Si tu acceptais ce fait, mon mari pourrait te trouver un vrai travail et non pas une de ces activités sous payées au nom de l'état. Rose? Tu m'écoutes? Tu sais comme j'ai besoin de ces « Moments Karmiques » comme on appelle ça dans les milieux branchés. Rose? »
Rose l'écoutait. Rose tchatait en même temps sur « Chatons soyeux, chatons coquins » et matait « Virginal Virginie ». Il effectuait ce que les milieux de sa soeur appellerait« office généreuse » et « Plaisir égoïste ». Il s'y connaissait en Karma, Darma et Darladida. D'ailleurs c'est bien simple son vrai nom s'épellait « Renaissance Onirique Sensuel de l'Eveil ».
« Tu sais mon psy me déconseille de t'appeller, enfin le Psy de ma fille... Elle me fait un complexe Oedipien pour le moment, une vraie salope... Mais le Psy de couple pense que me replonger dans les racines de mon passé prénatal ne peut que me faire du bien. »
Rose changea de Webcam et se roulat un creuset
« Petite soeur, je pense que tu devrais plus souvent faire appel à ton troisième oeil pour les choses de la vie. C'est un peu moins cher et pas plus utile. »
La voix se fait plus calme et même temps plus fébrile
« Tu crois que je peux communier avec toi? Je veux dire Karmiquement? »
« Répète après moi... Ooooom Oooom »
Une petite dizaine de minutes et une soeur apaisée
« Tu es mon ange, Rose... Je t'aime.. Je te laisse.. Je dois rentré »
Rose raccroche et frotte les cendres sur son pantalon jaune citron.
Rose ferma les yeux, Rose regarda son chinchilla surnommé « Kirk » le regarder de sa béate affection, il se tourna vers « Red et Der » ses deux carpes asiatiques et puis il appuya sur la touche « play » de son lecteur Mp3
Moment Remember Rose,
Tu es né dans l' « Eglise du Satin Carmin ». Ton père et moi nous étions heureux d'avoir une fille. Tu es née sous les meilleurs auspices, une vierge ascendant Pluton, un fille née du Renouveau. Cela ne pouvait plus nous fait plaisir, surtout que notre « Maître des aurores naissantes » se réjouissait de ta venue. Ton corps à la naissance était celui d'un enfant de Vénus sous le signe de la grâce mais nous connaissions ton âme mon enfant et nous pouvions t'aider dans ta révélation ! »
La voix est douce et aimante
« FBI ! Personne ne bouge ! Reculez de cet ordinateur ! Fillette recule dou.. Putain c'est une pédale ! Bouge pas gamin ou ... Quoi? C'est un terroriste pas un humain ok ! Je parle comme je veux ! Allez petit .. Recule...Mais.. Aaaaaargh » et un bruit mat
« Recule petit et lache ce tazer immédiatement ! »
Un bruit de combat rapide
« Rose n'est pas responçable de ses actes votre honneur, on ne peut lui en tenir rigueur. Il a été endoctriné et n'a fait qu'obéir à l'influence du, et je le dirais de vive voix, gourou. De plus dans le contexte actuel nous parlons d'un enfant insulté par l'institution, un enfant en manque de repères qui ne désire qu'une chose c'est d'aimer son pays et d'être accepté par la nation »
Voix professionnelle
« Ecoute Rose.. C'est bien Rose ton nom non? On est pas là pour jouer aux gentils tu sais... T'as quel âge? 18-19 ans n'est ce pas.. Habillé en Rose.. C'est pour qui que tu bosses? La Gay Californian Force ? Tu as interêt à en causer...Personne a hacké notre site sans en payer les conséquences... Guatanamo c'est pas qu'une rumeur le pédé... »
Voix rude et lasse... FBI certainement
« Votre honneur, Rose n'est pas responçable de ses actes. Il a agit contre une institution qui n'a jamais tendu la main vers lui. Aujourd'hui mon client est prêt à payer sa dette, c'est un homme nouveau prêt à s'investir ! Qu'on lui laisse une chance et il ne sera plus le bouc émissaire mais bien l'agneau dans l'étable ! »
Voix professionnelle 5 ans plus tard mais la même
« Dans ton cas, on a deux genres de choix... La taule et son cortège d'emmerdes ou l'état.. Rose t'a le choix et je préferais qu'un gars comme toi bosse pour des gens bien... Tu sais on t'en veut pas plus que ça...Enfin si mais pas autant que tu veux bien le croire... »
FBI mais plus calme
Remember time end Rose »
Rose s'ouvrit un jus de mangue lichee 100% bio. Il regarda son billet d'avion et se roula un dernier creuset. Cops ça peut pas être si pire enfin... Pas pire que les illuminés d'hier »
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14/01/2006
Kerym, lancier rêveur à plein temps
Kerym se tenait haut perché sur un rocher et s'exécutait à l'art ancestral du ricochet (Art ancestral selon sa famille). Il jeta avec force un caillou qui fendit l'onde
Premier ricochet « Kerym? Kerym? Par tout les Dieux c'est enfant est plus remuant qu'une marmaille d'Elpy ! Chéri ! Kerym s'est enfuiiiiii ! Il est sorti par la fenêêêtre ! » Qui a dit que tout les enfants étaient sages ou obéissaient à leus parents?
Deuxième ricochet « Kerym... Maman te cherche partout... Tu veux la rendre folle? Je sais que tu ne voulais pas mal faire... Mais t'entrainer à la lance avec un balais dans notre salle à manger... Etait ce vraiment une brillante idée? » Un frère aîné qu'il adore même si parfois il ne supporte pas son côté « Grand frère qui a toujours raison »
Troisième ricochet « Kerym ! Tu étais ou? Je me suis fait par trois fois du sang d'encre ! La prochaine fois, tu dois promettre de m'amener ! Je veux pas rester en arrière ! » Une petite soeur adorable, teigneuse comme un homme et douce comme une femme. Il aimerait lui dire « J't'adore plus souvent » mais entre frangins et frangines c'est jamais l'amour officiel
Quatrième ricochet « Kerym...Je n'ai pas connu ton père mais... Mais ca devait être quelqu'un de bien j'en suis sûr. Il n'y a qu'a vous voir tout les trois pour s'en rendre compte. Ta mère t'aime tu sais... Je crois qu'elle craint parfois que vous preniez les routes comme lui et qu'elle ne vous voie plus... Il faut la comprendre... Elle n'a que vous comme souvenirs » Lui c'est son Beau Père et il l'aime bien, bon il est bûcheron mais c'est un homme fiable comme le roc et tendre comme un gâteau alors on lui pardonne...
Cinquième ricochet « Cher Kerym, quand tu auras cette lettre c'est que je serais parti. Ce n'est pas que je ne vous aime plus mais que mes pieds me démangent et que... Je ne suis pas doué avec les mots mais je dois y aller... L'aventure n'a pas d'égal et aucune femme ne pourra retenir un homme qui y a goûté. Je suis désolé » Ca faisait au moins un point commun entre le Pater et le gamin, pas savoir comment dire les choses et finir par disparaître au lieu de s'excuser...
Lorsque son cailloux atteint la rive opposée, Kerym s'éclaire d'un sourire. Il range sa lance dans son sac et prend une profonde respiration. Tout es prêt pour la route et une lettre attend sa mère.
« Suis parti Maman. Je sais pas comment t'expliquer les choses... A toi comme à Papa où à Maeliss d'ailleurs mais fallait que je parte... Je t'embrasse et promis je me marie pas sans ton consentement »
« Aden me voilà ! » et il s'en va en réprimant son premier sanglot. C'est jamais agréable les séparation mais faut pas s'attarder sur eux sinon on s'installe et on pond des marmots !
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29/12/2005
Marc simplement Marc.
« Une silhouette rugit dans le désert »
Isham vieux mendiant d'Espérance
« Vous avez déjà été sur les murailles de la ville et regarder pendant de longues heures la mer de sable? Avez vous déjà seulement pris le temps d'écouter les chants s'élever des temples pour écarter le Soleil écarlate et pour courtiser le Soleil levant? Où vous êtes vous jamais demander pourquoi les jeunes filles voilées mettent devant leurs perrons un bol de lait? »
Persévérant, sergent instructeur de la garde d'Espérance et Templier devant les 5 dieux, essayant de faire aimer sa ville aux jeunes recrues sans grand succès d'ailleurs.
« Cette histoire ne vous engourdira pas les oreilles , jeunes filles , d'un prince charmant aux atours d'opulence ou , mesdames et mères, d'un brigand de roman sensuel et damné par avance. L'homme dont je vais vous parler est grand comme deux hommes. On dit que sa mère pensait avoir deux pantins dans le même tiroir et qu'elle en eut pour la nuit à hurler et prier le Dieu Brisé. Lorsqu'il naquit son père surprit par la taille et la vigueur de son fils le nomma Marc. Le gamin grandit dans les arbres d'un petit village au frontière de nos royaumes et de l'Empire de Supir... »
C'est comme ça que mon histoire devrait commencer si quelqu'un l'a raconte un jour. Elle serait sans fioriture et sans excès. Ce serait une histoire pour ceux qu'on plus d'éspoir.
Je m'appelle Marc et je suis plus grand que deux hommes. Je m'appellais « l'Ogre » pour les filles et les enfants de mon village, « Son grand garçon » pour ma mère que j'aime et içi à espérance on m'appelle simplement « Marc » et sincèrement on ne fera jamais mieux qu'une bonne couche de simplicité.
Tout commence dans ce village ou le jour de mes dix-huit ans, habillé de ma tenue la plus propre et nettoyé jusque dans les oreilles, j'ai demandé la main de Darlène la fille du Chevalier de « Bois sans feu ». Elle m'a bien regardé une minute et puis elle a rit et m'a dit des choses qu'une bonne éducation m'interdit de répéter içi. Lorsqu'elle eut fini, j'ai rien dit et je suis parti. J'ai même jeté mes fleurs dans le mangeoire des vaches et j'ai été à l'auberge.
J'ai bu et bu encore, jusqu'au moment où l'on sait plus pourquoi on boit et où on pousse la chansonette. Je me suis réveillé avec un dessin sur le coeur du Vigilant pour qu'il veille sur mes amours et un curieux Chat sur la cuisse. J'ai pas vraiment eu le temps de trop me demander pourquoi le chat, je dois dire. J'étais dans la salle commune et j'avais signé pour les Templiers... J'avais signé pour deux ans au service des Cinqs au pays des supiriens, au pays des mangeurs d'enfants et des Dieux maléfiques.
Adieu la tarte maternelle de mon enfance et les bons conseils du pater, adieu ma petite soeur et nos disputes, adieu le vieux chêne qu'on peut pas toucher car les fées sont dedans, adieu le ruisseau qui vous ouvre les bras en été et Adieu Darlène... Bon pour le dernier point je suis d'accord que j'ai été un boeuf longtemps mais on se refait pas.
12:10 Publié dans Textes manuscrits à la machine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/12/2005
Histoires et autres
Kerym se tenait haut perché sur un rocher et s'exécutait à l'art ancestral du ricochet (Art ancestral selon sa famille). Il jeta avec force un caillou qui fendit l'onde
Premier ricochet « Kerym? Kerym? Par tout les Dieux c'est enfant est plus remuant qu'une marmaille d'Elpy ! Chéri ! Kerym s'est enfuiiiiii ! Il est sorti par la fenêêêtre ! » Qui a dit que tout les enfants étaient sages ou obéissaient à leus parents?
Deuxième ricochet « Kerym... Maman te cherche partout... Tu veux la rendre folle? Je sais que tu ne voulais pas mal faire... Mais t'entrainer à la lance avec un balais dans notre salle à manger... Etait ce vraiment une brillante idée? » Un frère aîné qu'il adore même si parfois il ne supporte pas son côté « Grand frère qui a toujours raison »
Troisième ricochet « Kerym ! Tu étais ou? Je me suis fait par trois fois du sang d'encre ! La prochaine fois, tu dois promettre de m'amener ! Je veux pas rester en arrière ! » Une petite soeur adorable, teigneuse comme un homme et douce comme une femme. Il aimerait lui dire « J't'adore plus souvent » mais entre frangins et frangines c'est jamais l'amour officiel
Quatrième ricochet « Kerym...Je n'ai pas connu ton père mais... Mais ca devait être quelqu'un de bien j'en suis sûr. Il n'y a qu'a vous voir tout les trois pour s'en rendre compte. Ta mère t'aime tu sais... Je crois qu'elle craint parfois que vous preniez les routes comme lui et qu'elle ne vous voie plus... Il faut la comprendre... Elle n'a que vous comme souvenirs » Lui c'est son Beau Père et il l'aime bien, bon il est bûcheron mais c'est un homme fiable comme le roc et tendre comme un gâteau alors on lui pardonne...
Cinquième ricochet « Cher Kerym, quand tu auras cette lettre c'est que je serais parti. Ce n'est pas que je ne vous aime plus mais que mes pieds me démangent et que... Je ne suis pas doué avec les mots mais je dois y aller... L'aventure n'a pas d'égal et aucune femme ne pourra retenir un homme qui y a goûté. Je suis désolé » On peut pas dire qu'il fut présent le père ou qu'il ait de bonnes excuses mais Kerym veut devenir comme lui... Un aventurier au grand coeur... Même s'il n'abandonnera personne lui c'est promis.
Lorsque son cailloux atteint la rive, il s'éclaire d'un sourire. Il range sa lance dans son sac pour ne pas être embetté et d'un pas sûr se dirige vers le bateau...
19:40 Publié dans Textes manuscrits à la machine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/11/2005
L'orphelinat des amours perdus épisode 2
La nuit est prometteuse... La nuit et les étoiles se sont fait taquines et se sont eclipsées sans un bruit pour laisser dormir les enfants de l'orphelinat tranquillement.
Tout les enfants? Non car on peut apercevoir deux ombres se glissant de couloirs en couloirs...
- Mumu ! Fait un peu moins de bruit ou essaye au moins de ne pas exister !
Clémence, 14 ans, les cheveux en brosse épis de blé, une cicatrice à l'arcade tente de s'échapper du boudoir. Le boudoire c'est un peu comme une prison mais pleine de bonnes intentions. La Soeur Félicité l'y a mise pour trois jours afin que "Jeune fille... Que Soeur Patience ai prit sa retraite à cause de vos fredaines est une chose... Que vous refusiez que vos cheveux pourtant si soyeux ne prennent une juste taille est une autre... Que vous prétendiez être un homme est une autre de vos lubies... Mais que... Mais que je vous prenne à vous chamailler avec vos poings j'entends ! Non pas avec des gifles comme les filles se doivent de faire mais... J'entends faire de vous une femme du monde ! Et qu'Eva soit témoin de mes paroles !". Tout ça donc pour une histoire de bagarre de taverne. Tout ça parce qu'au lieu de gifler comme une fille niaise, elle a préferé "le casse grain pimenté de la roule du dentiste" au combien plus efficace et douloureux.
- Clem' je tente de faire ce que ce peut.. Pourquoi est ce qu'on attend pas sagement au boudoir au fait?
Mesure, tout aussi 14 ans, les cheveux roux coupé court, un visage fin et un beau maintien se demande encore pourquoi il quitte le boudoir. Boudoir ou il fut envoyé par le Père Courage pour "Mesure... Mon bel enfant... Tu es un garçon et non une fille ainsi l'a voulu Eva... Les cheveux longs et les cérémonies de Printemps sont de l'autre sexe... Si cela t'es impossible à comprendre et Eva m'es témoin de ma patience... Je me vois obliger de châtier cette absurde penchant...". Mesure avait pleuré à chaudes larmes mais n'avait rien fait pour s'opposer à l'injustice d'un monde qui semblait se liguer contre lui. Il avait été un peu inquièt d'être enfermé avec Clémence "Moi je suis une dure" et puis lorsqu'elle avait parlé de se tirer, il l'avait suivi pour lui éviter d'autres ennuis.
Le Père Courage n'arrivait pas à dormir. Il se sentait un brin ennuyé pour le jeune Mesure. Il avait peut-être été trop dur avec cette jeune âme. Il ouvrit la porte et se morigénat de son intransigeance.
Il y eu un ange qui passa, ensuite un corbeau et après un centaure ailé prit la peine de sautiller tant le temps suspendit son envol. Clémence ouvrit la bouche et la referma. Mesure poussa un "Iiiiiiiiiih" surpris et Courage un "Par tout les saints que je ne connais pas et par ceux que je connais... Mais... Clémence ne fuyez pas comme ça ! Mesure cesse de pleurer immédiatement ! Aleeeerte ! Clémence s'enfuit ! Mais non je ne l'ai pas frappé ! Mesure dit à Soeur Félicité que je ne t'ai pas frappé ! Demoiselles dans votre dortoire ! Et je ne l'ai pas violenté pour la seconde fois ! Mais que quelqu'un le fasse taire ! Nom d'Eva !"
Clémence venait de rentrer dans sa cachette personnelle, un sourire satisfait aux lèvres. Elle s'adossa à la cloison du grenier de l'orphelinat et sorti une pomme de sa poche. Elle se permit un gloussement béat. Quelques dizaines de minutes, Mesure arriva.
- J'aime pas mentir...
- Tu n'a pas menti mais pleurer... C'est pas objectivement la même chose..
- Quand même...
- C'était pour une bonne cause Mumu... Regarde on a tous le matos pour ta cérémonie.
Elle sortit la théière et les deux tasses. Cette année, la cérémonie du Printemps aurait lieu et personne ne pourrait l'en empêcher.
Le plus dur dans cette histoire? Trouver un stratagème chaque année pour célébrer l'amitié.
22:27 Publié dans Textes manuscrits à la machine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/10/2005
L'orphelinat des amours perdus
- Demoiselle Clémence ? Demoiselle Clémence ! Je sais que vous êtes dans votre chambre et je... Par Einasadh, cette fille me rendra folle !
Soeur Patience, dont le nom était mis à rude épreuve, se tenait les mains crispées devant la porte d'une des orphelines de Talking Village. Elle prit une profonde respiration, le genre avant une profonde plongée, et se décida à faire ce qu'une femme doit faire dans ces circonstances. Elle appela Matthieu, le concierge de ce vénérable endroit, et le somma d'ouvrir la porte. Une fois la porte ouverte, elle souleva sa bure pour gagner en vitesse et arrache les draps du lit dans un cri victorieux
- Vous voilà démasquée, petite impertinente ! On ne vient pas au cours de broderie et on préfère dormir ! Je vous y prend à vouloir faire la marmotte ! Vous ne trouverez jamais de ma.... Elle s'est enfuiiiiiie ! La petite peste !
Je vous épargnerai les jurons pourtant fort élégants de Soeur Patience en découvrant les coussins installés pour faire semblant qu'on est là et la fenêtre ouverte d'une corde de tissus adroitement mise pour s'enfuir.
Clémence s'était enfuie tôt ce matin avec les gars de la partie masculine de l'orphelinat, ô combien plus intéressante pour une fille de 8 ans à son avis. Ils étaient partis dans une grande chasse aux grenouilles dans l'étang. La broderie à côté fait office de sépulture aux jours d'insouciances. Ladite course s'était finie en fuite éperdue quand le Père Courage, dont le nom lui n'est jamais pris à défaut, les avaient repérés et s'était engagé dans une course-poursuite-bure-relevée après ces maudits petits gredins.
Au même moment, dans une effet magique que seule la narration permet, un papillon venait de quitter sa chrysalide à Gludio.
Tout aussi passionant, un autre héros de mon récit se préparait à une tâche honorifique.
Mesure, dont les cheveux tombaient en boucles rousses sur son visage, tenait en ses mains menues le thé pour la grande cérémonie du printemps retardée trois fois pour cause de: Clémence allumant un incendie involontaire, Père Courage se refusant à ce qu'un garçon joue à des activités de filles, une angine chez Bonté qui avait fait couler bien des larmes chez Mesure, Vanille et Choyée ses grandes amies.
Il venait donc de réciter les prières à Notre déesse des amours et à la paix dans le monde, il les murmurait de peur que le Père Courage ou le Frère Volonté ne l'entendent, devant un public ému - si pas en pâmoison - quand tout à coups une tornade blonde, coupée court pour qu'on la confonde pas avec une fille, percuta Mesure.
Les filles poussèrent un "Iiiiiiiiiih" bien sonore, Mesure un "Pardoooon", Clémence un "Meeeeeerde" et le Père Courage un "Mais Mesure que fais-tu en robe ? Clémence, je te tiens ! Les filles, cessez de pleurer ! Mesure, tu n'es pas une fille ! Pleure ! Non, cesse ! Allez au diable !" Puis, dans un éclat de lucidité : "Vous deux, dans mon bureau !"
Les deux futurs amis qui ne le savaient pas encore, Vous remarquerez d'ailleurs comme le fait qu'on ne sache pas lire l'avenir nous pénalise parfois, se retrouvaient dans l'anti chambre du Père Courage. Ils se regardaient avec méfiance voir même mauvaise humeur.
- Tu es rien qu'un garçon turbulent qui fait rien que gâcher les trucs de filles ! Entama Mesure pas content du tout que la cérémonie du Printemps soit encore ajourné
- Toi la fillette prépubèrte (Gros mot inventé après un long échange avec les garçons), ta bouche ! rétorqua Clémence qui ne s'en laissait pas faire
Mesure devint tout rouge (Remarquez il n'avait pas compris l'insulte mais c'était la première fois que Clémence-je-détruis-plus-que-je-parle était aussi proche de lui et il avait peur. Il leva son poing très fort. Clémence elle vit juste une tomate devenir aggressive et au lieu de hurler comme les petites filles de son âge, elle préfera envoyer son poing dans le nez de Mesure. Mesure sous la douleur envoya une gifle bien sentie et la bousculade commença.
Le Père Courage en ouvrant la porte se demanda ou exactement il avait pêcher pour mériter cela.Il prit une profonde respiration à la manière des adultes et commença un long sermon. Lorsqu'il eu fini, Mesure et Clémence se retrouvaient à nettoyer le plancher les oreilles écarlates-on-me-les-a-tirées. Ils se regardèrent en coin et pouffèrent. De pouffer, ils en vinrent à rire puis lorsqu'ils eurent fini tout ça, ils parlèrent
- Désolée pour ta cérémonie gnangnan de Printemps
- Désolé pour avoir été dans ton chemin
- Si tu veux, on fera une cérémonie ensemble !
- On peut se marier?
- Euh..Si tu veux...
La suite repassa en mode Père Courage qui n'aime pas qu'on parle pendant les punitions. Mais quoi qu'il advienne, leur amitié était née. Une amitié qui allait changer le cours de leurs vies. Mesure ne deviendrait pas Tisserand comme il l'aurait voulu et Clémence ne deviendrait pas Assassin récidiviste comme il aurait dû être...
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23/02/2005
La fin d'une histoire...Mortèbre avez vous dit Mortèbre?
Je pouvais en cet instant lire dans ses yeux les tourments que me réservait l'enfer. Je sentais le baiser froid de sa lame presser ma gorge de lui offrir quelques gouttes de sang. "Ma soeur n'est pas à toi.. Comprends tu?" J'acquiessais et je retenais un profond sanglot
"Petit frère.. Ne tue pas cet homme... Laisse le vivre sa mort" Lora, Mon ange éternel était là. Elle caressa ma joue et embrassa le poignet de Saül. Doucement la lame se retira et je vis dans l'ombre les joues de Saül se parer de rouge. Il pouvait tuer sans remors et de la folie emprunter la couche mais à mon grand effroi il ne pouvait soutenir la douceur de sa soeur sans en éprouver quelques émois. Il recula et sembla redevenir cet enfant silencieux que j'avais connu. "Pars jeune barde et laisse nous à notre damnation. Sauve ton âme tant que ce peut. Je t'apprécie et je ne veux sur ma conscience inscrire ton nom"
Elle prit la main de son frère et me laissa seul. Je ne pouvais les laisser comme cela et je les suivis. Le silence semblait éternel et plus que jamais mon coeur mesurait le temps qui s'écoulait. Ils descendirent les marches et d'un pas vif tel deux spectres s'engouffrèrent dans la cave que jamais je n'avais visité. Même la alors que la gueule de l'enfer semblait s'ouvrir je les suivis.
Je prends un instant pour boire une dernière gorgée car de mon histoire, je vais enfin sonner le glas. De mon récit j'en vois la fin...
La pièce dans laquel je m'engouffrais était de pierres froides et de cierges tant et tant de fois allumées que l'odeur de la cire semblait m'étouffer. Ils étaient la tout les deux au milieu de ce cercle écarlate dont les constellations enluminaient les lignes. "C'est ici Saül?" et il acquiessa "C'est ici petit frère qu'elle t'emenait parfois?" et il acquiessa "C'est ici que de ta chair elle se délectait?" et il acquiessa "C'est ici que notre catin de mère te déchirait ton innocence?" et il sanglota "C'est ici donc que tout doit finir. C'est ici que notre ligné doit se reposer"
Elle embrassa son frère sur les lèvres et murmure doucement "De l'amour nous avons tuer deux témoins, de l'innocence nous avons tuer notre père et du mal notre mère" elle se coupa au bras d'une dague que son corps cachait "De mon sang et celui de mon frère, j'abreuve Neptune et Jupiter. De nos larmes je pleure Uranus et de ma vie et celle de mon frère je les donne à Phoebus" et les bougies se turent. J'étais seul dans la nuit et je n'entendais plus rien.. J'ai cru entender moultes rires enfantins et adultes, j'ai cru voir dans les ombres ceux que j'avais connu... J'ai couru et couru avec la voix de Cordélia comme cheval et lorsque je fus assez loin du village, lorsque mon ombre cessa de m'inquiéter je m'endormis épuiser.
J'ajouterais comme à la fin de tout récit qu'on prétend avoir vu les Mortèbres. On prétend qu'ils sortent des ombres parfois pour s'en prendre aux vifs. Cela est impossible car j'ai vu ce que personne n'aurait du voir... Deux plaies béantes ou leurs coeur auraient du être.. Ils étaient morts et raides... Je n'ose croire qu'ils ont trouvé une seconde vie.. Non c'est impossible... Puisse les dieux m'en préserver
L'homme cesse de parler et regarde son verre avant de s'enfermer dans un silence éternel
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11/02/2005
Mortèbre prend moi dans ton linceuil
Qu'entends je? Qu'un bon réçit ne peut exister que lorsque la fin y pend achevée au bout de la langue? Voulez vous du diable connaître l'histoire? Désirez vous entendre ce que même sur une tombe je confesserais? Soit... Alors des rideaux macabres laissez moi dévoiler le dernier acte.
Lora rentra dans sa chambre et sur son lit rit et rit jusqu'a ce que la pièce soit couverte par sa voix et ses larmes. Je restais dans les ombres et la regardais. J'étais perdu dans ses courbes, dans sa peau blanche comme le lait et dans sa toison qui semblait vivre d'elle même. Je la regardais et me touchais un instant pour sentir ma vie et me rassurer, je n'étais pas face à un spectre... J'étais vivant et celle que je cherissais aussi...
Les jours qui suivirent, Lora se montra douce avec sa mère et presque sociale avec moi. Elle semblait vivre enfin et ne plus se contenter d'exister. Parfois par la fenêtre elle regardait, je croisais alors dans ses yeux la démence qui me gangrène maintenant. Elle embrassait la vitre et caressait l'empreinte de ses lèvres avant de repartir à quelque tâches. Ce manège s'éternisa doucement et je me maurigenais presque d'avoir cru cette créature capable de meurtres.
Qu'aurais je mieux fait de me taire et de me saouler ce jour là, qu'il ne fallut pas un jour pour que tout change... Que ne vaut il pas mieux maintenant que j'oublie plutôt que de raconter.
Ce soir là la demeure était quiétude et même les voix de quelques ancètres venu pleurer là ne pouvaient troubler ce qui était. Saül n'avait pas émis le désir de revenir ce mois là et cela confortait la mère dans ses choix. Lora n'avait rien émi comme contestation et semblait même se résigner à m'offrir son coeur qu'elle avait donné à Saül. Le père quant à lui s'était enfermé dans sa chambre depuis quelques jours déjà et les plateaux repas étaient son seul lien avec la maisonnée. Ce soir là Cordélia embrassa sa fille sur la joue et s'en alla vers ses appartements.
Elle monta gravement les escaliers et se figea sur la quatrième marche. Elle hoqueta un instant puis toussa plus violemment jusqu'a ce que le sang ne commence à couler de sa bouche. Je me précipitais vers elle et elle s'effondra dans mes jeunes bras. Elle eu un dernier soursaut et s'éteignit noyée dans son propre sang, les yeux révulsés.
Je me tournais vers Lora mais elle n'était plus là... En cet instant je cru entendre un ange me prévenir de ce qui arrivait... En cet instant j'ouvris grand les yeux et j'hurlais silencieusement. Ma Lora, mon enfant, mon amour venait de tuer sa mère et le massacre ne venait que de commencer.
Je courrais vers la chambre du patriarche et usait mes poings jusqu'au sang contre la lourde porte. Finalement j'eu recours à quelques astuces et j'ouvris la porte après avoir jouer de la serrure. Dans la chambre une silhouette vêtu des vêtements soyeux du père tournait sur elle même et chantait doucement
"Danse ma lame, Danse ma belle,
Rit le fer dans les gorges des dames,
Pleure mon acier dans les ventres des hommes,
Jamais ne serais je seul avec ma soeur"
La silhouette se tourna alors vers moi et je reconnu Saül, armé d'une épée batârde, vêtu des vêtements ensanglantés de son géniteur. Je vu à son regard qu'il avait assassiné la raison et qu'il en avait profité pour faire de même avec le père. Celui-ci était étendu sur son lit, le ventre déchiré, sans doute mis là par son fils. Saül sourit et s'avanca vers moi.
Je n'arrivais à bouger et la peur me clouait encore plus. J'étais terrorisé et déjà je sentais sa lame m'égorger goulument. Il s'avança jusqu'a ce que mon souffle et le sien se mèle et qu'il murmure "Ma soeur n'est pas à toi"
J'arrête mon récit un instant pour vous assurer que je ne suis pas quelques fantômes venu pleurer leurs morts et que ma vie fut sauve...
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07/02/2005
Petit conte de Noël que j'avais promis de vous offrir

"J'en ai marre de sourire et je veux me teindre les cheveux..."
La voix s'étouffe à l'étage et l'obscurité n'y répond même pas. On entend juste le bruit d'une arme qu'on brique, sans doute celle de Joe qui s'est perdu dans le coin y a quelques jours et qui reste, et le rire fluté de Stacy dont les cheveux faisaient déjà des ravages dans le coeur des moins de dix ans.
"Ca ou me faire brouter par Winnie, je préfère être sourd" Une voix de baryton et une toux signe qu'on avait fumé des années près de lui sans qu'il puisse y faire quelques chose, Theodore dit Teddy préferait couper court à ce monologue qui le fatiguait.
"J'ai même le string skaï rose indécent" lui répond Molly alias DreamGirl d'une voix qui hante les rêves des prépubères mâles de notre monde. "Qu'est ce qu'elle a de plus que moi cette salope?" La remarque portait sur Stacy dite la coquine dont les tenues se déclinaient sur plus de cents modèles dont certains dessiné par Gucchi et dont la voix faisait bander même les pères puritains américains.
"Une réponse sincère ou commerciale?" roulement des yeux et tentative de communication
"Sincère comme la déclaration de Steve !" Réponse calquée sur ces films qu'on vous sert au cinéma quand vous voulez de l'amour, du vrai, du chiqué plaqué hollywood
"Elle a de plus gros nibards en un et elle cause moins pour plus de discussions ininteressante" ton mâle affirmé
Silence d'une jeune fille réalisant l'inéductable... Le monde actuel est 100% S.S.S.A (Silicone Sensuel Sex Attitude) et elle avec son dico des femmes de ménage faisait office d'intello Harvard à côté. Elle sanglotat de longues heures des larmes aussi fausses que ses phrases et c'est un autre commentaire qu'il l'a sorti de la torpeur
"Pleurez pas m'zelle Molly ! On s'branle que sur du naturel nous les militaires ! Des filles comme Stacy on les épouses sur mais on les aime pas ! On préfère des filles comme vous" Voix de Joe et soupire de Teddy. Molly ravale ses larmes, au pire elle deviendra pute à Soldat

La lumière artificielle du matin vient troublé les rêves des amis de l'étage. La musique insipide et commerciale est crachée par les poumons des baffles et les gens en costume déboulent. Tenue rouge achat terne attitude " le client reluque mais trouvera sa femme plus sexy quoiqu'il arrive ! Compris? Z'avez interêt !" Et puis ce pervers qu'on a déjà vu plusieurs fois dans le magasin. Une tenue rouge moins terne et une barbe blanche. Il porte un bonnet à pompom genre Oldies et un ventre artificiel pour faire bon père de famille.
Aujourd'hui il s'approche de l'étage et s'installe sur une chaise. Il sue jusqu'aux narines de Molly mais elle ne dit rien. Parfois le silence peut vous sauver, sauf quand Steve vous dit qu'il vous aime mais c'est une autre histoire. L'homme baptisé par Joe Red Shot, sort un verre en plastique de sa poche et y déverse une giclée d'eau minérale, il la boit d'un rôt de satisfaction et s'essuye sous la fausse barbe d'un mouvement maladroit.
Un gosse arrive et Red Shot remet sa barbe et transforme sa voix "fatiguée fest Noz" en "Chaleur client tendance". Le gosse veut de l'action et le père ronge ses ongles d'ennui, la mère elle drague un costume mâle plus loin. Red Shot lui vante les mérites des armes "Techion contre Mars" et lui dénote la puissance du feu de l'engin tout en souriant au père et en lui demandant perversement s'il a été aussi sage que le gamin. Une poignée de main et un sourire crispé et le père embarque le bambin plus loin.
La journée défile comme un vieux chewing-gum qui s'étire sans arriver à sa fin. Red Shot pousse des "Ho ! Ho! Ho!" et il conseille tout quidam confondu. Et puis enfin le soir arrive et les collégiennes sur les écrans se figent pour rappeler que dans une demi heure fermeture et merci de presser un peu et joyeux Noël ! Et la gamine approche. Elle est du genre 13 ans mais âme d'enfant. Des yeux bleux à faire rougire un ange et un petit top à faire frémir un putain d'incube. Les anges ont un sex baby ! Elle se tourne vers Red Shot et lui demande conseil. Elle aimerait une nouvelle amie...
Molly ouvre les yeux et Flash ! Elle sent son rôle ! Elle peut être son amie à elle ! Elle se coiffe d'une main et réajuste son string pour mieux le cacher, elle ne voudrait pas éffaroucher la gamine. Teddy fait du bruit pour aider Molly et le vieux Joe tente un tir de semonce. La gamine se tourne vers Molly et lui adresse un sourire aimant. C'est fait ! Molly vient de foutre à la poubelle Stacy la blonde, Molly était enfin quelqu'un !
Red Shot prend alors Stacy par la taille et attire l'attention de la gamine. Il lui montre les sous-vêtements sous le regard horrifié de l'étage et interessé de la gamine.
"Quelle pute cette Stacy ! Elle se laisse déshabillée comme ça en souriant ! Juste bonne à se faire baiser dans les wc merde..." Molly la voix cassée pense à replonger dans la colle pour oublier.
"T'as de la dignité toi ! Oublie pas ça Molly ! Te laisse pas abattre !" Teddy nounours parmis les amis triste pour elle
"C'est qu'une bitch vietcong coco !" Joe essayant de trouver les mots justes pour montrer son affection
"Je la prends ! Merci Père Noël !" Bise chaste et clin d'oeil complice de Red Shot
Lumière éteinte et sanglot pour l'étage... Stacy sera dévetue et massacrée à coups de cutter en l'honneur du grand Satan par Alice et Parker, les jumeaux diaboliques qui se font les mains sur les poupées d'aujourd'hui pour mieux assouvir Satan ( "Satan ca s'écrit avec un ou deux T tu crois?" Alice 13 ans "Je sais pas moi... Je crois pas qu'il sache lire de toute façon" Parker 14 ans)
Le Père Noël est un salaud la dedans certes... Mais uniquement avec les poupées Stacy du rayon jouet d'occase de ToyzLand qui envahissent le rayon. Molly mérite pas ça et puis elle a des amis !

Petit conte de Noël et Joyeux Noël à tous !
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30/01/2005
Mortèbre? Vous avez dit Mortèbre?
Je réprime un sanglot et du récit j'en fais une pause. Veuillez excuser cet égarement mais l'on ne chasse pas ses souvenirs aussi facilement qu'un ruban des cheveux d'une galante. N'avez vous jamais eu cet impression d'avoir échouer dans votre vie? Pour ma part...
Je crains que ce ne soit plus qu'une impression. J'aurais pu sans doute faire quelque chose. J'aurais pu m'opposer à ce que la mère pour se détourner de son fils ne l'envoye apprendre les armes loin du manoir, j'aurais pu alarmer Cordelia des regards dont l'humanité semblaient quitter l'âme de sa fille, j'aurais du prévenir le père de ce que ses cauchemars devenaient réalités. Mais je n'ai rien fait, je le confesse aujourd'hui... Je n'ai fait que baisser les yeux devant la fatalité...
Le soir où Lora, la jeune Lora, approcha de la lame de ses ancètres trônant dans la salle principale et qu'elle la prit; la encore j'eu dû faire autre chose que de la regarder et d'un sourire timide, car mon coeur s'en était épris, lui proposer d'apprendre. Ecoutez moi bien car je lui ai appris... Ce n'était que quelques bases sans autres idées mais comment aurais je pu savoir que le jeune Saül la voyait encore et lui apprenait ce que je me refusais à lui enseigner? Comment aurais je pu me douter que d'une lame que l'on porte à deux mains Lora su se servir? Je ne pouvais prévoir tout cela...
Je ne pouvais prévoir que Saül le simple d'esprit s'averait plus intelligent que ces attitudes le laissaient paraître, pas plus que sa douce démence n'était devenue folie meurtrière...Il parlait à ses lames dorénavant et elle semblait comprendre les paroles aliénées de son frère... Et je le crains parfois amant.. Ses parents ne voyaient pas la lueur dans leurs regards. La mère semblait chaque jour plus distante de ses enfants et le père plus haineux...
Puis je avoir encore une bière s'il vous plait? Mon gosier comme ma conscience aimerait se noyer. Il y eu deux morts un jour au village, dans ce village dont seul le temps semble avoir conscience de son existence. Un couple uni dans un macabre amour restait là... Personne ne sut qui de ce crime sans nom en fut l'artisan... Personne sauf moi. Ce soir là la jeune Lora sorti de ses draps vêtue de son épée. Elle descendit le mur en silence et rejoignit son frère dont les murmures parlaient de goût et de plaisir à ses lames. J'étais là à quelques mètres du couple et mon coeur se déchirait pour elle. Pauvre créature ,ais je pensé, qui n'a que trop souffert et dont le frère est son seul réconfort.
Ils descendirent vers le village tels deux enfants d'ombres venu danser à la lueur de quelques funestes augures. Il entrèrent en la demeure et attendirent tout comme moi que le couple s'enlasse et dans la luxure aient une étincelle de vie. Alors Saül éventra le mari alors que Lora n'égorge la femme. Ils les regardèrent longtemps sans rien dire et le visage de mon ange semblait hideusement apaisé...
Du récit ce soir vous n'aurez plus de moi que des larmes.. Je m'en excuse et de la fin sans doute resterez vous innocent et cela est mieux...
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